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Notre cher Père Michel Duhamel a rejoint la maison de Dieu le Père
Ses obsèques ont eu lieu ce 19 mai à 10h à la Cathédrale de Meaux
Article mis en ligne le 19 mai 2015
dernière modification le 21 mai 2015

par Joël
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Le 12 mai, quelques jours avant l’Ascension, dans la Maison des Augustines à Meaux où il résidait, notre ami qui fut prêtre à Crécy-la-Chapelle de 1994 à 2003, s’est endormi pour l’éternité. C’est à l’âge de 27 ans qu’il est ordonné prêtre. Après diverses missions : prêtre de paroisse à Melun, enseignant au séminaire des "Vocations d’Ainés" à Saint Jean-les-deux-Jumeaux, Vicaire général à Meaux, curé de Fontaineblau, le Père Duhamel s’installera dans la Venise Briarde jusqu’à ce que sonne l’âge de sa retraite à 75 ans, en 2003.
Il a marqué de nombreuses personnes que ce soit par ses connaissances (licences de lettres classiques), que ce soit par son sens de l’accueil (400 polonais dans le secteur lors des JMJ 1997), par son charisme et sa foi chevillée au corps.
Nous vous proposons dans la suite de cet article le témoignage émouvant de Jean-Pierre Pillon qui a été chef des SUF (Scout Unitaire de France) à Crécy et dont le Père Duhamel était l’aumônier. L’article se termine par un commentaire du Père Duhamel lui-même de la signification de la prière scoute.
Enfin, pour ré-entendre sa voix si chaleureuse, revisionnez l’article du 3 avril dernier, sur ce même site intitulé "Vendredi Saint, la Passion de Jésus-Christ à Crécy-la-Chapelle" dans lequel il anime la Passion du Christ qu’il avait lui-même adapté en 1997 à l’occasion des JMJ de Paris.
Merci pour tout, Père Duhamel. Soyez assurés de notre prière.

Cher Père,

C’est avec une très grande tristesse que je viens d’apprendre ton départ pour l’au-delà… Bien sur, un homme comme toi ne peut qu’aller au paradis où tu trouveras le bonheur éternel… et le temps d’écrire tous tes livres !


Mais nous pauvres mortels, ne verront plus ce sourire dont tu ne t’es jamais départi, même en fin de vie. Nous ne trouverons plus non plus ta gentillesse, ton écoute, ton sens du dialogue, ton érudition doublée de modestie, ta soif de rendre les gens heureux, ton goût de communiquer ton bonheur dans la Foi…

Plus personnellement, je garde un souvenir ému du temps ou tu fus notre aumônier quand j’avais recréé un groupe à CRECY. Toujours tu nous as soutenus, aidés et surtout tu participais avec les jeunes à ce moment très fort du camp d’été.


Tu les aidais lors de leur veillée de Promesse et les bénissais lors de la prononciation de celle-ci. Tu y vivais avec eux, et nous gardons tous un souvenir très émouvant de ces belles messes en pleine nature, au plus près de Dieu, ou tu savais te mettre au niveau des scouts pour leur expliquer la Parole…

Cher Père, tu n’es plus là mais ton souvenir ne nous quittera pas. Nous parlerons encore avec toi dans nos prières et ton sourire nous aidera à vaincre les parfois durs moments de la vie terrestre…

A Dieu…

Jean-Pierre Pillon, chef scout

Nous vous proposons, ci-après, les explications pertinentes que le Père Michel Duhamel donnait lui-même aux jeunes, au sujet de la prière scoute, prière qu’il a si souvent chantée avec les scouts qu’il accompagnait :

La prière scoute

Une pièce maîtresse du scoutisme catholique
Baden-Powell en fondant le scoutisme a visé à éduquer le jeune tout entier, corps, esprit et âme. Pour cela, il lui a fixé 5 buts : la formation de la santé, du caractère, de l’esprit de service, de l’habileté technique, et du sens de Dieu. La dimension spirituelle faisant partie intégrante de sa visée pédagogique. Sans préciser religion ou confession, il s’est référé explicitement à la religion chrétienne et a souhaité que celle-ci soit comme le fondement du scoutisme. Tout naturellement, quand le chanoine Cornette et le Père Sevin ont adopté le scoutisme aux jeunes catholiques français, ils sont entrés dans ces perspectives, et ont developpé de nombreux aspects de l’éducation chrétienne. Parmi ceux-ci, ils ont eu l’idée d’intégrer au scoutisme catholique une prière de Saint Ignace de loyola, dont on a vite oublié l’origine et qu’on a appelée la ‘prière scoute’. Elle convient à merveille au scoutisme.

La prière d’un converti
Saint Ignace de Loyola est un basque, un brillant gentilhomme basque du XVIème siècle. En 1521, grièvement blessé par un boulet de canon au cours du siège de Pampelune, au terme d’une longue et douloureuse convalescence, il s’est converti. Il a renoncé aux actions héroïques au service du Vice-Roi de Navarre son maître, et il a reconverti sa formidable énergie au service de Jésus-Christ qu’il veut servir avec encore plus d’ardeur. Cependant, il ne se fait pas d’illusions sur ses capacités de réaliser par lui-même cet idéal. C’est pourquoi il se tourne vers Jésus-Christ et lui adresse cette fameuse ‘prière scoute’.

Seigneur Jésus, apprends-moi à être généreux
La première grâce qu’il demande à son nouveau maître, c’est la générosité. « Seigneur Jésus, apprenez-moi à être généreux ». La deuxième : « à vous comme vous le méritez », comme il le faut, exactement, avec la compétence qu’exige et mérite un tel maître. Mais « générosité » n’en dit pas encore assez pour lui. Alors il précise : »Apprenez-moi à donner sans compter ». Mais quand on prend ce chemin-là, on risque d’y recevoir des mauvais coups. Ignace de Loyola sait ce que sont lers blessures, et que la peur des blessures peut vous paralyser. Alors, il ajoute : « Seigneur Jésus, apprends-moi à combattre sans souci des blessures. » Il sait aussi qu’on a bien envie de se reposer quand on a beaucoup travaillé, et qu’on risque de ne plus avoir envie de rien faire. Alors, il insiste encore : « Seigneur Jésus, apprenez-moi à travailler sans chercher de repos, et à me dépenser sans attendre d’autres récompense que celle de savoir que je fais votre sainte Volonté. »

Si tous les scouts la disaient chaque jour …
On le voit la prière de Saint Ignace va comme un gant au scoutisme. Tout y est : la générosité, le service, l’ardeur illimitée, le courage au milieu des épreuves. On pourrait objecter que c’est un appel à l’héroïsme plutôt qu’à la sainteté. Non ! Car cette conduite ardente, on ne l’attend pas de ses propres forces. On la demande humblement au Christ, au Seigneur Jésus, sans lequel on ne peut rien. Enfin, on ne la réalise pas pour sa propre gloire, mais pour sa gloire à Lui, pour faire « sa volonté ».

Michel Duhamel



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