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30 Aout 2009, pélerinage à Saint-Fiacre
Article mis en ligne le 27 août 2009
dernière modification le 11 décembre 2010

par La rédaction
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La légende de saint Fiacre, tout le monde la connaît à peu près, mais l’histoire du village et notre église l’est moins.


Le moine irlandais Fiacre est donc venu au VIIIème siècle s’installer dans la forêt de Breuil, près de Meaux pour y fonder un monastère observant la règle de saint Colomban. Sa grande foi et ses talents de thaumaturge (guérisseur) attirent en ce lieu un grand nombre de pèlerins, et, pour loger et nourrir tout ce monde, le monastère a besoin de s’agrandir. Fiacre va trouver Faron, Evêque de Meaux, qui lui accorde tout le terrain qu’il pourra ceindre d’un fossé creusé par lui-même en une seule journée. La suite vous la connaissez ! C’est le fameux miracle de la bêche qui creuse tout seule, les accusations de sorcellerie de la « Becnaude » auprès de l’Evêque, le chagrin de Fiacre et la pierre qui s‘amollit sous son séant, convaincant par la même Faron de la sincérité de son disciple. Les nombreux miracles attribués à saint Fiacre de son vivant et après sa mort en 672 ont fait de son monastère un lieu de pèlerinage très fréquenté, mais c’est celui de la bêche qui en a fait le « champion » des jardiniers !


La bêche du défricheur, et le livre saint de l’évangélisateur sont les deux attributs de Fiacre, et c’est à eux qu’on le reconnait dans toutes les représentations du saint.


Le monastère s’agrandit au fil des siècles et comportera jusque 3 églises dont une dédiée à saint Jean Baptiste, signe que de nombreux baptêmes y étaient célébrés, et de l’importance du lieu. C’est dans cette église que l’on mit le tombeau du saint. Au moyen âge, saint Louis, puis Louis IX offrirent au monastère un magnifique reliquaire pour les ossements de Saint Fiacre. Durant plusieurs siècle des morceaux de relique furent dispersés dans les provinces et même à l’étranger (Florence), car le culte de Fiacre était très renommé.


Au moment des guerres de religions, le reliquaire, paraît-il un des plus magnifique de France, fut « mis à l’abri » à Meaux (1568), dans la cathédrale. Pendant la révolution, les reliques des saints présentes dans la cathédrale furent enterrées, et les reliquaires vraisemblablement fondus. Les reliques que l’on peut encore aujourd’hui honorer dans la chapelle de la sainte Vierge à la cathédrale, ne sont pas dans leur reliquaire d’origine.


Une église paroissiale fut construite en 1659 à l’emplacement de l’église actuelle par Anne d’Autriche en remerciement des grâces obtenues lors de son pèlerinage de 1641, lorsqu’elle vint à pied de Montceaux pour obtenir la guérison de Lois XIII, tombé malade à Lyon, sa propre guérison d’une maladie grave, et la naissance de son fils Louis XIV qu’elle reconnaissait devoir à l’intercession de saint Fiacre. Louis XIV vint lui-même avec son épouse en juillet 1683 rendre ses vœux au saint. Saint Vincent de Paul et saint François de Sales accomplirent aussi ce pieux pèlerinage.


En 1792 , le tombeau de saint Fiacre, épargné par les pillages fut transféré des ruines de la basilique dans l’église paroissiale, avec la pierre miraculeuse.



L’église actuelle, dédiée à saint Jean Baptiste et saint Fiacre, résulte des travaux d’agrandissement décidés en 1863 et réalisés en 1866 : adjonction d’un sanctuaire neuf et de deux chapelles, restauration de la nef en remplaçant le mauvais plafond par une voûte, et reconstruction de la façade principale. Un programme de restauration est en cours : la réfection des toitures et corniches a déjà été réalisée, les façades et l’intérieur de l’église sont encore à rénover. Mais le bâtiment n’est pas « classé », et le financement difficile !


Pour en savoir plus… Un livret sur saint Fiacre, HISTOIRE ET CULTE de Paule et Roger Lerou est actuellement disponible dans l’église pour 5 euros.

Texte de Véronique Cavazza.





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