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CAREME 2013 : Laissez-vous réconcilier avec DIEU (2Co 5,20)
Aujourd’hui, mercredi des cendres, nous entrons en carême
Article mis en ligne le 13 février 2013
dernière modification le 1er mars 2014

par Joël
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Le Carême, qu’est-ce que c’est ?


On a souvent tendance à le résumer par la formule des 3 "P" :
- Prière ;
- Partage, nommée aussi charité ou aumône ;
- Pénitence, nommée aussi abstinence ou jeûne.
Comme nous le rappelle l’Evangile de ce jour, le carême est un don, une grâce de notre Père du Ciel, qui nous invite à la Privation pour Partager avec les plus pauvres d’entre nos frères, mais aussi pour nous dépouiller du superflux de notre quotidien. En effet, quittons tout ce qui encombre notre vie pour aller à l’essentiel. Car notre seule richesse, Celui vers qui nous désirons aller de tout notre coeur, c’est le Christ. Alors, contrairement à une idée reçue, le carême n’est pas une période triste, austère. Nous devons avoir le coeur en joie de pouvoir entrer librement dans ces 40 jours qui nous sont proposés par le temps liturgique. Soyons heureux de cette période favorable qui nous est offerte pour nous préparer tout particulièrement à accueillir notre Sauveur, le Christ Vivant, au matin de Pâques.
Dans la suite de cet article, nous continuons à cheminer avec notre curé de pôle, le Père Philippe Legrand, avec l’évangile de Saint Luc qui nous accompagne tout le long de cette année liturgique. Et en ce carême, nous est offerte une des plus belles pages de cet évangile : le chapitre 15,
les paraboles de la Miséricorde
. Jésus répond aux critiques et aux rumeurs des "bien pensants" lui reprochant d’aller vers les pauvres et les pécheurs...


Evangile de Luc 15
15.1
Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s’approchaient de Jésus pour l’entendre.
15.2
Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.
15.3
Mais il leur dit cette parabole :
15.4
Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
15.5
Lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,
15.6
et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.
15.7
De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.
15.8
Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu’elle en perde une, n’allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
15.9
Lorsqu’elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue.
15.10
De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.
15.11
Il dit encore : Un homme avait deux fils.
15.12
Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.
15.13
Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.
15.14
Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
15.15
Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux.
15.16
Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.
15.17
Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
15.18
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,
15.19
je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.
15.20
Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.
15.21
Le fils lui dit : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
15.22
Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.
15.23
Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ;
15.24
car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.
15.25
Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.
15.26
Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était.
15.27
Ce serviteur lui dit : Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.
15.28
Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d’entrer.
15.29
Mais il répondit à son père : Voici, il y a tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.
15.30
Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c’est pour lui que tu as tué le veau gras !
15.31
Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ;
15.32
mais il fallait bien s’égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Les trois paraboles de la Miséricorde sont un véritable trésor : la brebis, la pièce et le fils sont perdus et retrouvés, ces "retrouvailles" font la joie de Dieu. " Il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui se convertit...."

Dans la parabole de l’enfant prodigue ou plutôt du père des miséricordes à l’amour fou, c’est bien le père qui est le personnage central de ce texte.

Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi ? Dans la mémoire collective ou dans nos souvenirs, traînent des idées d’un Dieu justicier et vengeur, qui serait à notre service et à nos ordres comme le voient le fils cadet et ainé de la parabole. L’un et l’autre découvrent un visage de leur père qu’ils ne connaissaient pas.

"C’est trop beau pour être vrai" disons nous parfois ! A travers le père de la parabole , c’est un visage inattendu de Dieu qui nous est offert. Celui qui accueille son enfant perdu sans lui demander de comptes car il connaît son coeur, celui qui appelle à la joie et à la fête du pardon.

"Dieu est riche en miséricorde" dit Saint Paul. N’ayons pas peur d’y croire et d’en vivre en nous approchant du Sacrement de pénitence et de réconciliation pendant le Carême.

Père Philippe Legrand

Pour bien entrer en Carême
Nous vous suggérons, dans la suite de cet article, après cette méditation, de continuer à prier et d’autres pistes encore pour vous aider à cheminer tout au long de ces 40 jours.

Tout d’abord, nous vous proposons d’écouter ce beau chant d’Amour envers notre Père du Ciel, chant plein de tendresse composé par la Communauté de l’Emmanuel, avant de lire la prière qui suit :

Père, mon Père, je m’abandonne à toi


Prière : Entrer en Carême


Entrer en Carême
c’est ouvrir sa porte
et réapprendre à bouger, se déplacer, à vivre.
C’est refuser de rester figé sur ses positions,
ses dogmes ou ses certitudes absolues.


Entrer en Carême
c’est aussi chager de cap.
Mettre le cap sur Dieu en se laissant déranger
par les coutumes des autres, leurs idées,
leurs habitudes, leurs langues,
se laisser surprendre par la musique de l’autre
qui dit un autre rythme, un autre temps,
une autre chanson.


Entrer en Carême,
c’est aussi se mettre à l’écoute de la Parole,
celle qui, au milieu des bavardages,
nous touche au coeur et nous arrache
non une larme, un billet de banque, un chèque,
mais un geste de pardon, d’amour ou de paix.


Entrer en Carême
c’est se mettre à l’écoute de la réussite de Dieu,
celle qui accepte la blessure,
celle qui ne profite pas de l’échec du faible,
celle qui n’exploite pas la naïveté
ou la sueur du faible.


Entrer en Carême
c’est se mettre à l’écoute de l’Amour de Dieu,
un Amour qui vous apprend à lire autrement.
A aimer simplement.

Ensuite, d’autres sites très élaborés peuvent vous accompagner quotidiennement à approfondir votre foi. En voici quelques-uns :
http://www.retraitedanslaville.org/
http://careme.croire.com/



Si enfin, vous vous posez quelques questions sur le sens du carême et du mercredi des Cendres, voici deux liens très intéressants vers le site du diocèse de Belley-Ars :

http://catholique-belley-ars.cef.fr/Vous-avez-dit-careme.html
http://catholique-belley-ars.cef.fr/Mardi-gras-et-mercredi-des-cendres.html



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