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Pentecôte 1905 à Voulangis
Article mis en ligne le 30 mai 2009
dernière modification le 1er juin 2009

par La rédaction
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Monsieur le Curé avait prévu une grande messe à 10h30, et en avait informé en chaire, ses paroissiens, le dimanche précédent, persuadé que ses fidèles viendraient très nombreux. Mes grands parents qui travaillaient tous deux à Paris avaient trouvé plus pratique de laisser leurs deux enfants à Voulangis – Maurice et ma mère Hélène – à la garde de leur grand-mère Marie Clotilde.

Ils n’avaient pas pu retenir leur fils Maurice à la maison car il avait invoqué une bonne raison pour passer chez un copain avant la messe. Consigne lui avait été donnée de se trouver à l’entrée de l’église au plus tard un quart d’heure avant le début de l’office.

Lorsque mes grands-parents arrivèrent à l’église, Maurice n’était pas là. Ils entrèrent dans l’église pour être sûrs d’avoir des places assises, et en réservèrent une pour Maurice. Nul doute que ce gamin allait arriver d’une minute à l’autre.

L’office commença et Maurice n’était toujours pas là. Le prêtre commença bientôt la lecture des évangiles et Maurice entra alors dans l’église. Apercevant ses parents, il vint s’asseoir auprès deux. Le prêtre arrêta sa lecture et fit silence tant que Maurice ne fut pas assis. L’histoire aurait pu s’arrêter là si le gamin s’était décoiffé en entrant dans l’église, mais il s’ était assis là, avec sa casquette bien enfoncée sur la tête, jusqu’aux oreilles.

Le prêtre repris sa lecture. Mon grand-père ne cessait de marmonner à voix basse : Maurice, enlève ta casquette ! Maurice enlève ta casquette ! Il eut beau le dire plusieurs fois, rien n’y fit. Mon oncle faisait semblant de ne pas entendre.
N’y tenant plus, mon grand-père, d’un geste brusque mis bas cette maudite casquette, libérant ainsi, à sa grande surprise, quelques oisillons, que Maurice avait été dénicher et qu’il voulait ramener chez lui. Affolés, ils se mirent à virevolter en tous sens dans l’église. Le prêtre eut du mal à retenir un certain sourire, et je crois, mon grand-père aussi. Ma grand-mère, quant à elle, était rouge de confusion devant un tel affront.

Claude Roger



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