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Décès du Père Lallemant
Ses obsèques auront lieu le lundi 5 mars à 10h30 à la Collégiale de Montereau
Article mis en ligne le 29 février 2012
dernière modification le 1er mars 2014

par Joël
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Nous apprenons aujourd’hui le décès du Père Lallemant. La messe du KT dimanche sera célébrée le 11 mars à Crécy à 10h30 à son intention. Il avait été un curé très apprécié dans notre paroisse du secteur de Crécy-la-Chapelle où il avait officié pendant 18 ans, de 1976 à 1994. Originaire de Lagny, par de nombreuses initiatives, il avait remarquablement accompagné les jeunes de l’époque. Il a laissé de très bons souvenirs à de nombreux paroissiens comme le rappellent pour nous Stéphane et Lucien Gorret dans la suite de l’article...

Son apostolat en Brie
Il a été ordonné en juin 1944 et nommé d’abord vicaire à la Ferté-sous-Jouarre et ensuite curé de Saacy-sur-Marne. En 1976, il dessert à Crécy-la-Chapelle, la paroisse des 3 Clochers jusqu’en 1994, pendant dix-huit années. En retraite active, il a assuré comme prêtre retiré, un service d’aide à la paroisse de Montereau et l’aumônerie du groupe de prières du Rosaire. Depuis 2009, le père Bernard Lallemant avait rejoint la résidence des Noues où il était mieux entouré et pouvait se reposer.

Son fleuron : la colonie de Lamoura*
Les “anciens jeunes”, qui ont bénéficié à l’époque de sa formidable
colonie de vacances de Lamoura comme colons ou comme moniteurs, ont gardé de bons souvenirs. Ils remercient le père Lallemant de son investissement pour eux, ados et jeunes du secteur. Il leur a permis de passer des vacances ressourçantes dans le Jura et de s’épanouir dans une formidable ambiance familiale et spirituelle.
Les paroissiens du secteur se rappellent…
Notre site paroissial se fait l’interprète de tous ses anciens paroissiens pour lui dire leurs sentiments d’affection, leur amitié et aussi leurs remerciements pour son long apostolat comme curé de Crécy – Villiers – Voulangis.
Lucien et Stéphane Gorret




Nous reproduisons ici un interview qui était paru dans l’Echo de la Vallée n°250 à l’occasion du jubilé des 65 ans de sacerdoce du Père Lallemant. Olivier Cochet qui était interrogé par Stéphane et Lucien Gorret, revient sur l’histoire de la colonie de vacances de Lamoura.
*Le Centre de Vacances N.D d’Espérance. Une passion de L’Abbé Lallemant au service des enfants.

Il y a tout juste 60 ans, le père Bernard Lallemant créait la colonie de vacances de Lamoura, dans le Jura. Olivier Cochet, qui en fut colon, moniteur puis directeur nous en retrace l’histoire.

L’écho : Olivier, comment ce projet de colonie de vacances a-t-il vu le jour ?



OC : Nous sommes en 1949 : l’abbé Lallemant, alors jeune vicaire à La Ferté sous Jouarre, s’associe avec l’abbé Masson et Mr Rémi. Ils investissent 5000 francs de l’époque dans une ferme jurassienne située tout près du village de Lamoura. La Société Civile Immobilière de Tréchaumont était née, elle a soixante ans aujourd’hui. En parallèle, l’abbé Lallemant crée L’Oeuvre d’Education Populaire Fertoise, une association « loi de 1901 » qui, avait pour mission d’organiser les colonies de vacances.

L’écho : les enfants ont-ils pu profiter des lieux dès l’été 1949 ?

OC : Oui : en Août 1949, les premiers petits Seine-et-Marnais découvrent ce magnifique coin du Jura. Les conditions d’hébergement étaient loin des standards que l’on exige de nos jours. Pour autant, les enfants n’en étaient pas moins heureux ! Et pendant des années, les séjours vont se succéder, alternant entre la période estivale et les frimas de l’hiver jurassien. De nombreux enfants d’origine très modeste ont pu également y être accueillis. Les « Jolies colonies de vacances », chantées par Pierre Perret, trouveront leur age d’or entre 1955 et 1985. Et c’était vrai pour notre centre de vacances aussi !

L’écho : la colonie que nous avons connu ne ressemble plus à la ferme achetée au départ. Comment les transformations se sont-elles opérées ?

OC : La ferme d’origine subira rapidement de nombreuses modifications et agrandissements. La chapelle sera la première extension, avec un dortoir à l’étage, avant de voir la façade ouest agrandie d’une salle de jeu, de sanitaires et quatre dortoirs tout neufs. Le terrain autour du bâtiment n’était pas très grand, mais bien vite, les prés des paysans voisins, une fois fauchés, et la forêt qui s’étend à perte de vue, se sont révélés être de fabuleux terrains de jeux !

L’écho : De nombreux bénévoles interviendront dans ces années fastes pour seconder l’Abbé Lallemant. Pouvez-vous nous en parler ?

OC : l’abbé Lallemant, infatigable pèlerin à la cause de son oeuvre, réussit par sa gentillesse et son sens relationnel à fédérer une solide équipe à ses côtés. Certaines figures auront marqué l’histoire du centre. M. et Mme Cochet, mes grands parents, voisins de Saâcy sur Marne, apporteront pendant des années leur concours au bon déroulement des séjours. Plus tard, lorsque l’Abbé Lallemant aura rejoint Crécy, d’autres paroissiens seront des fidèles de la colonie. Ainsi, M. et Mme Louis, Mme Coupé, Mme Vallée, pour ne citer que ces quelques noms, seront de précieux amis bénévoles.

L’écho : comment s’organisaient les activités des enfants, comment étaient-ils encadrés ?



OC : Dans les premiers temps, filles et garçons se répartissaient respectivement en juillet et en août. Il faudra attendre la fin des années soixante-dix pour que la mixité soit complètement adoptée. En ces années, les activités étaient moins sophistiquées que de nos jours. Pas de console vidéo, pas d’ordinateurs, pas de télé. Les jeux extérieurs dans les combes jurassiennes suffisaient largement à épanouir petits, moyens et grands. Une équipe d’une douzaine de moniteurs encadrait les enfants, répartis selon les âges : « petits » « moyens » et « grands ». Au programme des séjours : balades découverte de la nature, randonnées à pieds ou en vélo, grands jeux, camping, piscine, dessins, pyrogravure, bricolage, chants (accompagnés par nos guitares !), veillées, visites de musées régionaux (tailleurs de diamants), excursion en Suisse… Sans oublier les fêtes incontournables du 15 août et de la Saint Bernard : messe, repas festif, jeux, grande veillée spectacle…




Tous les anciens animateurs vous le diront : un séjour de trois semaines à Lamoura ne laissait pas indifférent. Ils anticipaient déjà la législation actuelle : 35 heures …en 2 jours… Le rythme était dingue. Entre les préparations des activités, des jeux et des veillées se tissaient les liens étroits d’une équipe d’animation.

L’écho : Ce magnifique projet du père Bernard Lallemant a ainsi pu voir le jour et se développer pour le plus grand bonheur des enfants. Le site a cependant du être fermé aux colonies, à notre grand regret à tous. Racontez-nous.



OC : Alors que le bâtiment n’avait fait que s’améliorer au cours des années, la législation relative aux centres de vacances devenait intransigeante. De modifications en modifications, c’était la course en avant pour maintenir aux normes une bâtisse d’un âge respectable. En août 1996 eut lieu le dernier séjour de vacances avec les enfants. Les règles de sécurité avaient interdit aux enfants l’hébergement dans le bâtiment, mais permettaient qu’ils dorment dehors sous tente…

Lucien et Stéphane Gorret

NB : Christel et Stéphane Gorret, anciens colons et animateurs, ont eu la grande joie de découvrir, il y a quelques temps, que le site avait été acheté par un couple d’amis de l’Ain, très investi dans l’Eglise, qui compte en faire un lieu d’accueil !

La colonie de Lamoura juste avant sa fermeture définitive



Le père Lallemant, à l’âge de 92 ans, curé et chanoine honoraire du diocèse de Meaux, avait fêté ses 65 ans de sacerdoce au cours d’une messe à la collégiale Notre-Dame de Montereau, le 7 juin 2009.

Le Père Lallemant en pèlerinage à Lourdes en juillet 2009


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