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Dans les débats d’aujourd’hui, quelle parole d’espérance les chrétiens peuvent-ils apporter ?
Retour sur la 4 ème conférence de carême à Saint Nicolas à Meaux, le 4 avril dernier
Article mis en ligne le 23 avril 2011
dernière modification le 31 août 2013

par Joël
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Le carême se termine aujourd’hui, Samedi Saint. En ce jour de silence après la Passion du Christ que nous avons vécu hier soir, nous nous souvenons de la réflexion que nous avons menée pendant ce temps de carême. Au fil des conférences de carême 2011 qui se sont succédées depuis le 14 mars dans notre pôle de Meaux, nous avons progressivement élargi notre regard sur nos voisins, ceux qui sont proches de nous, puis sur ceux qui prennent des engagements dans la cité (économique, politique, syndical ou associatif). Lors de la dernière conférence, c’est à travers des questions de société concrètes, vécues par les hommes et femmes de notre temps, qu’Alain Deleu et Evelyne Reydel (membres de l’Equipe Missionnaire de Pôle) ont cherché à savoir comment, en tant que chrétien, chacun de nous peut être porteur d’espérance. Voici, détaillé ci-après, le témoignage des invités de la soirée : Henri-Louis Fouilland et Michel Begny.
Présentation du thème de la soirée par Alain Deleu

Ce soir nous allons tenter de voir quelle peut être la parole d’espérance des chrétiens dans les débats de société.

Il faut bien reconnaître que ces débats n’apportent pas seulement des paroles d’espérance. Nous entendons des inquiétudes, des peurs, des conflits, des séparations, des souffrances. Et cela vaut la peine d’avoir à l’esprit les multiples transformations qui contribuent à ces peurs et ces souffrances.

L’économie est bousculée par la mondialisation des échanges. Les nations industrielles du siècle dernier ne font plus la loi. Dans notre pays la compétition économique transforme en profondeur les emplois et les conditions de travail. Le stress et la précarité se développent. L’entreprise crée moins de lien social. Même les services publics sont soumis au primat de la performance financière.

Le chômage massif fait des ravages humains et prive de recettes les régimes de protection sociale, qui s’enfoncent dans les dettes et doivent remettre en cause leurs prestations. Les questions relatives à la santé, à la dépendance, au logement, aux solidarités, deviennent inextricables. Et en plus il faut payer la facture du krach financier !

Et comme si ces déséquilibres ne suffisaient pas, les questions environnementales deviennent de plus en plus pressantes, à commencer par celles des ressources essentielles : l’énergie, l’eau, l’alimentation. Avons-nous pris la mesure de ces questions ? L’économie intensive de consommation prépare des désastres écologiques tout en laissant dans la misère des peuples entiers, quand ce ne sont pas les catastrophes naturelles qui s’en chargent (Haïti, Japon).

Mais l’économie n’est pas seule à être en cause : le politique lui-même est mal en point. La conscience citoyenne ne va plus de soi, c’est souvent le chacun pour soi. Difficile dans ces conditions de savoir accueillir l’étranger, le réfugié. La démocratie elle-même ne fait pas bonne figure : les responsables politiques s’interrogent sur son avenir : Démocratie et culture, démocratie et religion ?

Finalement, notre société est traversée par des questions existentielles : l’identité de la personne humaine et le don de la vie, la place et le rôle de la famille et de l’école, la place des plus faibles, jusqu’à celle des enfants à naître menacés d’un handicap, le besoin de sécurité et la peur de l’autre. Qu’en est-il de la liberté et de la responsabilité, de la distinction entre le bien et le mal, bref, quel sens de la vie, quelles raisons de vivre ? « Qui a envie d’être aimé ? » demande le film que vous avez peut être vu.

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Comment l’Eglise pourrait-elle se taire sur de telles questions ? Donc l’Eglise parle. Les exemples sont nombreux : on se souvient de son intervention l’été dernier à propos des expulsions de Roms ; et tout récemment de ses déclarations concernant la laïcité ou la loi sur la bioéthique.

La voix du successeur de Pierre est une de celles qui portent dans le monde entier. La parole sociale de l’Eglise accompagne les hommes au rythme des évènements mais aussi des grandes encycliques sociales. Ces textes fondamentaux nous donnent des critères de jugement et des principes d’action extrêmement précieux pour exercer nos responsabilités.

L’Eglise cherche dans l’action des hommes tout ce qui est signe d’Espérance : les prémisses d’une nouvelle croissance, soutenable, l’effort et l’inventivité des scientifiques, du monde du travail, les innombrables formes d’actions civiques, associatives et d’entraide spontanée pour humaniser les quartiers, créer des logements, trouver un emploi, rompre les solitudes et créer des solidarités. Elle appelle à une économie du don, souligne et encourage tout ce qui fait grandir l’Homme dans la société d’aujourd’hui. Et cela donne autant de raisons d’espérer.

L’Eglise ne se situe pas dans un rapport de forces. Si elle prend parti, c’est le parti de la dignité et du développement humain. Elle s’adresse à la conscience et à la liberté de chacun, croyant ou non. Elle nous aide à accomplir pleinement notre vie d’homme.

Mais la parole de l’Eglise n’est pas seulement celle du magistère. Par ses prêtres et par chacun de nous, elle habite aussi chaque village, chaque quartier de nos villes.

Au début de notre parcours, la réflexion sur Babel et la Pentecôte nous a fait pressentir que si cette parole de l’Eglise est rassemblée dans de grands textes à portée universelle, elle vit de nos diversités et de notre propre engagement, de telle manière que chacun autour de nous puisse l’entendre « dans sa langue ».

Voilà la raison pour laquelle, plutôt que de donner une vision panoramique de la parole de l’Eglise, nous avons choisi d’évoquer les questions de société au niveau où nous les vivons. Comment-est-ce que je vis personnellement ces questions. Quelles sont mes peurs, quelles sont mes espérances ? Comment moi, chrétien, puis-je être porteur d’espérance.

Et pour nous aider à ce travail intérieur, nous avons choisi deux témoins qui, par leur vie professionnelle, touchent à ce qu’il y a d’intime en chacun de nous : nos peurs et notre besoin de vivre ensemble en bonne harmonie, et le besoin de trouver, en nous-mêmes, notre propre harmonie personnelle.

Présentation d’Henri-Louis Fouilland par Evelyne Reydel


Que vous dire sur Henri-Louis sinon qu’il est d’abord père de famille ! et oui, avec Laetitia, sa charmante épouse, comme il l’appelle, ils ont six beaux enfants.
J’ai la chance de bien les connaître puisque nous sommes du même secteur pastoral, celui de Crécy la chapelle ! Depuis qu’ils nous gratifient de leur présence fidèle et active nous avons droit, tous les dimanches, à voir un de leur fils, notre craquant petit servant d’autel haut comme trois pommes essayant de remonter par-dessus la cordelette son aube trop longue pour lui. Mais il n’y a que lui qui est craquant, les cinq autres le sont tout autant, cependant la palme revient, tout de même, à la petite dernière qui est née il y a quelques mois seulement : la jolie Faustine.


Il n’y a pas longtemps, Henri-Louis a rejoint notre EAP (Equipe d’Animation Pastorale) tandis que Laetitia est responsable du MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes) pour notre diocèse.
Et tous les deux sont membres du VERBE DE VIE. Chaque quinzaine, les couples, qui le souhaitent, viennent partager chez eux un repas, la prière et un enseignement sur la Parole de Dieu. Eux non plus, n’ont pas le temps de s’ennuyer !
Nous remercions donc Henri-Louis d’avoir pris sur son temps pour préparer son témoignage sur ce qu’il perçoit des débats de société et des signes d’espérance qu’il remarque dans son milieu professionnel. Je ne vous l’ai pas encore dit : Henri-Louis est capitaine de police en fonction à la direction centrale des CRS à Paris. Et comme il est très intimidé par le témoignage qu’il doit faire ce soir, je vous propose de l’applaudir pour lui donner du courage.

Nous sommes heureux d’accueillir ce soir notre second intervenant : Michel BEGNY.
Son parcours, vous vous en apercevrez en l’écoutant , est très riche de rencontres humaines.
Formé à la psychanalyse institutionnelle, il s’est beaucoup intéressé à l’éducation, la pédagogie et la formation des Enseignants.
Il a développé pendant de nombreuses années dans des établissements scolaires et universitaires une recherche originale sur les « pédagogies en mouvements ».

Pendant douze ans, il a animé, en relation avec une équipe médicale et dans un service psychiatrique, des travaux de recherche sur le corps et l’inconscient dans l’espace du soin.
Michel Begny a fondé en 1998 l’Association Humanitaire KONTACTS qui œuvre au Burkina Faso avec de jeunes volontaires Français dans les hôpitaux, dans le centre de rééducation fonctionnelle et les orphelinats.
Enfin, outre les domaines de la recherche et de l’enseignement, il a son propre cabinet où il y reçoit enfants et adultes pour des thérapies à médiation corporelle.
Tout ceci est très impressionnant et nous le remercions de venir nous aider ce soir à mieux saisir comment parmi tous les débats de société d’aujourd’hui, chacun, là où il vit peut être lui aussi sel de la terre, lumière et signe d’espérance pour le monde.

Prière
Evangile de Jésus Christ selon st Jean 4, 43-54

Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains partis pour la Galilée.( lui-même avait attesté qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays) Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d’avoir vu des signes et des prodiges ? » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux, ils lui dirent : « C’est hier, au début de l’après-midi, que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « va, ton fils est vivant. » Alors, il crut, avec tous les gens de sa maison. Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Seigneur, ce soir, nous t’avons accueilli à travers le témoignage de nos frères Michel et Henri-Louis. Comme eux, nous sommes plongés dans ce monde où beaucoup de choses nous accablent et nous désolent. Beaucoup pleurent et souffrent seuls, mais de nombreux signes d’espérance existent, cependant ils font moins de bruit que les horreurs martelées de façon ininterrompues par les médias.
Ouvre nos yeux et nos oreilles aux merveilles de ton amour, aux merveilles quotidiennes de ce monde !



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