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Dimanche 27 décembre - Fête de la Sainte Famille
Article mis en ligne le 26 décembre 2020
dernière modification le 28 décembre 2020

par Joël
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Lecture du livre de la Genèse (15, 1-6 ; 21, 1-3)

« Ton héritier sera quelqu’un de ton sang »

En ces jours-là, la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Ta récompense sera très grande. » Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » Abram dit encore : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. » Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang. » Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux... » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac.

Psaume 104 (105)
Refrain : Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ; il s’est toujours souvenu de son alliance.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles. R

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face. R

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis. R

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac. R

Lecture de la lettre aux Hébreux (11, 8.11-12.17-19)
La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac Frères, grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

Évangile Luc (2, 22-40)

« L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse »

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

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Homélie du dimanche 27/12/2020, année B

Chers frères et sœurs aimés de Dieu
Nous célébrons ce jour le dimanche de la sainte famille. Deux familles nous sont données en exemple, deux familles en qui s’accomplissent les promesses de Dieu. La 1ère celle d’Abraham et Sara, tous avancés en âge sans enfant à cause de la stérilité de Sara. Grand miracle, Sara va concevoir et enfanter. La 2nde celle de Marie et Joseph, avec un autre grand miracle : la vierge qui conçoit et enfante. Elle enfante celui qui l’a créé, et la nature est stupéfaite : « Toi qui as engendré, à la stupéfaction de la nature, ton créateur. » On part d’une sainte femme à une sainte femme (la 1ère stérile et âgée qui conçoit et enfante, la 2nde vierge qui conçoit et enfante). Deux miracles qui répondent aux promesses de Dieu. Ce qui fait la force des deux familles, c’est la foi. La foi d’Abraham qui attend depuis un long temps, et même quand il est un peu lassé, il continue à croire. « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu peux (lui dit Dieu)….. Telle sera ta descendance ! » Abraham croit et le Seigneur le justifie.
Si le Seigneur fait sortir Abraham, c’est pour qu’il voit les choses d’une autre manière, qu’il comprenne que rien n’est impossible à Dieu. Il est le Maître des temps et de l’histoire. Il fait enfanter la stérile comme la vierge. Dieu voit les choses autrement que nous. Il faut s’aligner sur son regard pour comprendre qu’il n’y a aucune merveille au-dessus de lui « Au moment où je viendrai chez toi, au temps fixé pour la naissance, tu auras un fils. » (avait dit le Seigneur à Abraham) Gn 18, 14. A la Vierge qui demandait « comment se fera-t-il puisque je suis Vierge ? », la réponse c’est « l’Esprit Saint viendra sur toi…, et la puissance du Très Haut te prendra sur son ombre », une manière de dire que le monde invisible doit faire irruption dans le monde visible. Accepter que cela est possible est de l’ordre de la foi. Le nom de l’enfant d’Abraham est Isaac : le verbe rire, c’est le bonheur « Dieu m’a donné l’occasion de me réjouir ; quiconque l’apprendra se réjouira avec moi. » Gn 21, 6 « Qui aurait dit à Abraham que Sara allaitera des fils ? Et pour autant, j’ai donné un fils à sa vieillesse ! » Ce nom d’Isaac montre que Dieu veut que l’homme soit heureux, et de plus en plus heureux aujourd’hui et demain. Jésus est le véritable Isaac, il est ce rire de Dieu qui triomphe sur l’ennemi. Des noms qu’on donne souvent à Jésus, dire qu’il est le rire de Dieu, c’est sans doute inattendu, mais parlant de Jésus comme celui qui fait rire de joie tout le monde, Léon Bloy disait « Jésus a donné la joie au monde, une joie de plus en plus grande. La foi de Marie et de Joseph, c’est qu’ils ont dans les bras un enfant tout à fait miraculeux. Conçu de manière miraculeuse, né de manière miraculeuse et on a dit à Marie que c’était le Fils de Dieu, le Fils du très Haut et cet enfant est normal. » C’est cet enfant qui est présenté au temple aujourd’hui. Comme pour tous les premiers enfants mâles, ancré dans leur foi, Marie et Joseph se disent qu’ils doivent accomplir les commandements. La loi de Moïse. En présentant Jésus au temple, ils mettent en pratique le précepte : « tout ce que le Seigneur a dit, nous mettrons en pratique, nous obéirons et nous comprendrons » Ex 24, 7. Ils savent que le Seigneur l’avait dit par les lèvres de son serviteur Moïse, ils ne connaissent pas la portée de leur geste, mais puisque Dieu l’avait demandé, ils le font. Ils ne cherchent pas à comprendre, c’est leur foi. Parlant de cette foi des parents de Jésus, saint Bernard disait « Ils présentent au temple du Seigneur, celui qui est le Seigneur du Temple », et il y a cette joie du vieillard Syméon qui le révèle au monde. Cette joie que le psaume illustre « Quand le Seigneur ramena nos captifs à Sion, nous étions comme en rêve ! Alors notre bouche était pleine de rire, nous poussions des cris de joie. Alors, on disait parmi les nations « quelle merveille fait pour eux le Seigneur » Ps. 125, 1-2.
Cette joie, est un rire de victoire du bien sur le mal, le salut nous est donné. Joie immense que l’on découvre à travers la famille de Jésus, Marie, Joseph qui vient sanctifier et unifier nos familles pour qu’elles ressemblent à Dieu qui est un en trois personnes. « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples. » dit le vieillard Siméon. Ce salut commence en famille. La joie que nous fêtons aujourd’hui c’est la joie qui animait la sainte famille, c’est la joie qui anime nos familles. Ouvrons nos familles à Jésus, qu’il s’y installe et soient lui-même leur guide. Bonne fête à chacun de vous et bonne fête à toutes vos familles, Amen.



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