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Que peut-on gagner en ce temps d’épreuve ?
Article mis en ligne le 14 novembre 2020
dernière modification le 17 novembre 2020

par Jean-Michel
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La Messe du 33ème dimanche du temps ordinaire, que nous ne pourrons pas célébrer ensemble, pour les raisons sanitaires que vous savez, offre à notre méditation la parabole des Talents (Matthieu 25, 14-30).

Combien de fois ne l’avons-nous pas entendue, cette parabole de la section ultime de l’Evangile avant la Passion du Sauveur, comme un message moralisateur, centré sur nos talents, compris comme les aptitudes et mérites de notre personne, que nous n’avons pas assez développés pour produire réussite et performance en tout genre ? Ici, nous centrons notre regard sur nous-mêmes, en autocritique. Ne faut-il pas le faire de temps à autre, me direz-vous ?

Or, la nouvelle période de confinement qui nous est imposée, afin de limiter et réduire la propagation de l’épidémie de Covid-19, peut nous amener à prendre le temps de réfléchir autrement…

En effet, dès le début de la parabole, nous nous apercevons que les talents dont il est question sont un bien confié par Dieu, ses biens : « il appela ses serviteurs et leur confia ses biens ». Pour attirer son auditoire, comme dans les autres paraboles, Jésus recourt à des moyens imagés attractifs ; en l’occurrence, il insère dans la parabole une distribution inégale selon les serviteurs, et donc une forme de comptabilité : 5, 2, 1, « à chacun selon ses capacités », précise-t-il.

Quels sont ces biens que le Seigneur nous a confiés ?
Bien sûr, indéniablement, le fait même que nous existions : la vie est un don, ce n’est pas quelque chose qui nous est dû. Etre « créatures », et non le Créateur, telle est notre condition, comme le redit parfois le pape François : « nous ne sommes pas Dieu ». Poursuivons : par le Baptême, nous avons reçu la « nouvelle naissance », qui nous permet justement, dans l’Alliance du Christ, son Fils éternel devenu homme, d’être en vérité « enfants de Dieu ». Donc, les talents que le Père nous confie dès maintenant, c’est la part d’héritage de sa vie et de son amour, « à l’image de son Fils » : « Ainsi l’a voulu sa bonté : à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé ».

« Greffés au Christ », comme nous y a invités notre Evêque au cours de cette année liturgique, devenue en quelque sorte année Covid, nous identifions encore les biens que le Seigneur confie à son Eglise : sa Parole, dans les Saintes Ecritures ; la participation, même lointaine, à l’Eucharistie, « sacrement d’amour » du Ressuscité ; la qualité de cet amour pour tous, reçue et vécue dans la charité.

En ces semaines où la crise sanitaire dure, avec ses conséquences économiques préoccupantes, profitons, Chrétiens, des multiples dons que le Seigneur met à notre disposition. Dans un message du 12 novembre, Mgr Nahmias nous dit :
« Vous le savez maintenant depuis quelques jours, le Conseil d’État a rejeté la demande des évêques de France que les fidèles puissent assister aux messes durant ce second confinement et a demandé au gouvernement et aux évêques de dialoguer.
« Que chacun obéisse aux autorités », dit saint Paul (Rm 13, 1) : avec regret et conscient de l’effort spirituel qu’il demande, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France demande aux fidèles et aux prêtres de respecter cette décision. » Je m’associe pleinement à cette demande de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la Conférence des Évêques de France. Cette demande est douloureuse pour vous, les fidèles, mais aussi pour nous les prêtres. Nos églises de Seine-et-Marne, dont un bon nombre restent ouvertes, demeurent des lieux de recueillement, de consolation et d’espérance. »

Dans les secteurs de Crécy et de Quincy, comme à Esbly, des temps d’ouverture de l’église existent :
- par ex., l’église St Jean-Baptiste est ouverte tout le jour à Esbly ;
- l’église de Quincy, le samedi matin, de 10 h à 12 h ; le dimanche, de 10 h à 12 h, Saint-Sacrement exposé de 11h à midi ;
- église de Saint-Germain, le dimanche de 11 h à 12 h.
- Pour Crécy, il convient d’appeler le P. Peterson.
Notez la journée d’Adoration eucharistique qui aura lieu en l’église Saint-Georges de Crécy, le dimanche du Christ-Roi, de 9 h à 18 h (nombre limité de fidèles à 6 par un planning établi à l’avance - veuillez contacter le 06-52-28-28-02 pour vous inscrire).

Pour chaque déplacement à l’église, « Le juge des référés a précisé que des instructions avaient été données par les pouvoirs publics pour que toute personne puisse se rendre dans une église proche de son domicile sans condition de distance et en cochant, dans l’attestation de déplacement, la case « motif familial impérieux ».
Notre fidélité est donc possible, même en temps de confinement. Donc, « mes frères, soyez dans la joie du Seigneur ».

Et prenez soin de vous et des autres !

Fraternellement.

P. Michel Henrie, 13/11/2020



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